Regards croisés sur le métier d’écrivain public
Publié le lundi 29 octobre 2012 par Céline Perrin | 0 commentaires
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Écrivain public est un métier que je connais mal.
C’est pourtant une activité qui est souvent exercée en complément de celle de secrétaire indépendante.

Pour nous éclairer sur cette problématique, j’ai demandé à Céline PERRIN d’@BCé-lignes et Régine RAKOTOARIVONY de Scrib’@droit de témoigner pour Croquefeuille de témoigner sur leur profession d’écrivain public.

Céline est titulaire d’une licence de philosophie.
Se destinant au métier de professeur des écoles, elle a finalement exercé pendant 12 ans la profession de secrétaire dans divers domaines.
En novembre 2010, elle a créé sa propre entreprise en tant que secrétaire indépendante et écrivain public : @BCé-lignes.

« Je me passionne pour les mots, pour le pouvoir qu’ils peuvent avoir, pour l’émotion qu’ils peuvent donner. Je suis motivée également par le côté biographe de ce métier. Laisser une trace, écrire une histoire, SON histoire, à transmettre aux prochaines générations, c’est important. Autant pour un particulier que pour une entreprise, ou une association, un village… »

Titulaire d’une maîtrise en droit privé, Régine a travaillé plus de 15 ans avec des avocats en région parisienne, dont 11 ans consécutifs dans le même cabinet.

Elle exerce comme secrétaire juridique indépendante depuis septembre 2012 sous la marque Scrib’@droit et propose également ses services comme écrivain public.

« J’ai toujours baigné dans la lecture et l’écriture n’était jamais très loin. Ma famille et mes amis me demandaient régulièrement de les aider quand il était question de faire une demande particulière, de répondre à un courrier délicat, de formuler des réclamations, voire de mettre en page une présentation pour faire professionnel. »

Quelles sont les missions proposées en tant qu’écrivain public ?

Régine propose notamment des prestations d’aide rédactionnelle pour la correspondance, qu’elle soit privée ou professionnelle, la rédaction d’histoires de vie (biographie, roman ou autre…), la relecture et/ou correction de mémoires, rapports ou thèses, l’élaboration de documents commerciaux (plaquette commerciale, contenu de site web…).

Céline propose surtout des relectures et corrections de tous les documents de la vie privée ou professionnelle (de la lettre et/ou CV, à des lettres plus personnelles, voire des demandes en mariage, discours, hommages, ou encore des poèmes, et jusqu’à des manuscrits ou des mémoires, rapports de stage, etc.)
Elle relit souvent des VAE ou mémoires d’étudiants.

Elle souhaite faire de plus en plus de biographies (particuliers, entreprises, associations, villages…), ainsi que des ateliers d’écriture avec les écoles ou les associations.

Parallèlement à son activité, Céline est depuis un an directeur d’ouvrage dans une maison d’édition.

« Je reste à l’écoute de tous projets tournant autour de la Langue Française, dans tous ses états ! Je rédige des articles sur un Web magazine. »

Elles travaillent toutes les deux le plus fréquemment depuis leur domicile où elles disposent d’un espace dédié, aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels.

Comment trouver ses clients en tant qu’écrivain public ?

Céline met en avant les coups de chance et le bouche à oreille.
Elle conseille également de se doter d’un site internet et d’un blog qu’il convient d’essayer de référencer le mieux possible.

« Les gens ne savent pas forcément qu’ils ont besoin d’un écrivain public, ils ne connaissent pas forcément le mot. On doit se présenter comme conseil en écriture et correcteur, publier des annonces dans ce sens. »

Pour Régine, il faut le temps d’être connu et reconnu pour obtenir la confiance des gens.
Cela passe forcément par le bouche à oreille. Il faut donc trouver les bons prescripteurs.

Quelles sont les compétences indispensables pour devenir écrivain public ?

Régine et Céline mettent en avant la maîtrise parfaite de la grammaire et de l’orthographe, la facilité de rédaction, le fait de posséder un vocabulaire étendu.

Un mot revient régulièrement sous leur plume : l’empathie, qualité indispensable pour exercer ce métier d’écrivain public.

« En effet, un écrivain public doit mettre par écrit la pensée de son client et non ce qu’il croit être bien pour ce dernier. Évidemment, cela n’empêche pas les conseils avisés. »
(Régine RAKOTOARIVONY)

S’ajoutent également la culture générale, le professionnalisme (connaître les documents que l’on prétend pouvoir corriger) et la confidentialité.

Le mot de la fin

« Le côté écrivain public et biographe, contrairement parfois à celui de secrétaire, est en perpétuel mouvement, et peut être source de bien des projets, certains montés consciemment, d’autres qui vous arrivent sur des propositions auxquelles vous n’aviez pas pensé. »
(Céline PERRIN)

« Que ce soit dans la vie privée ou dans la vie professionnelle, j’essaie toujours de mettre en application cette citation de Platon : Donne et tu recevras. »
(Régine RAKOTOARIVONY)

À découvrir :

Le site internet d’@BCé-lignes
Le site internet de Scrib’@droit

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