7 étapes pour dépasser sa peur de se lancer à son compte
Publié le jeudi 8 avril 2021 par Celine Lieffroy | 0 commentaires
Classé dans : Se lancer - Risques - Motivation - Objectifs -

La peur de se lancer est la première cause d’échec.

➔ Soit parce qu’elle vous empêche de passer à l’action.
Et dans ce cas, vous échouez par forfait, en renonçant à participer à la compétition.

➔ Soit parce qu’elle vous pousse à auto-saboter le projet.
Ce que vous justifierez pour de bonnes raisons (ou des mauvaises excuses), ce qui montrera à quel point vous aviez raison d’avoir peur.

La première option concerne sans doute 80% des personnes qui rêvent de se lancer comme secrétaire indépendante et qui ne franchiront jamais le pas.
Ce sont celles qui attendent l’alignement de toutes les planètes.

La seconde concerne quasiment toutes les autres, mais à des degrés divers.
Malgré tous leurs efforts de sabotage, certaines réussiront quand même leur projet !
Si je puis dire, elles échoueront dans leur processus de sabotage 😆

La peur est une émotion humaine

La personne qui n’a pas peur n’est pas normale, disait Jean-Paul Sartre.

La peur est le fruit de notre histoire en tant qu’espèce.
Ça remonte donc loin.

C’est la peur qui nous a permis de survivre jusque-là. Elle n’est donc pas vaine, mais protectrice.

D’ailleurs, nos proches n’ont-illes pas toujours cherché, finalement, à nous protéger ?
Nos parents, notre famille, nos ami.es ne veulent pas qu’il nous arrive du mal. Aussi, préféreraient-illes que nous restions bien au chaud dans la caverne.

Quand même, elle n’est pas si mal cette caverne, non ? De quoi vous plaignez-vous ?
Elle est protégée, chauffée, son environnement vous permet de trouver à manger…
Alors quoi ? Que cherchez-vous ?... Les ennuis ?...

Savons-nous seulement quels sont les dangers que vous pourriez trouver dehors ?
Vous pourriez vous perdre, tomber sur un sol accidenté, vous blesser, être attaquée par un animal sauvage sanguinaire…

Heureusement, de nos jours, nous avons internet dans nos cavernes 🖥️
Cela vous permettra d’étudier et de mieux connaître cet environnement extérieur.
L’inconnu peut devenir connu.

Sur internet, vous pouvez même lire les histoires de personnes qui ont fait cette expérience.
Et qui ne sont ne sont pas perdues, ne sont pas mortes de froid ni de faim, qui n’ont pas été dévorées par des bêtes sauvages, mais qui ont retrouvé une autre (chouette) caverne 🤗
Cf. Lire les témoignages sur Croquefeuille

C’est dingue ça, non ?

Motivation > Pourquoi sortir de la caverne ?

Reste que sortir de la caverne fait peur, c’est incontestable, et qu’il faut du courage et/ou une motivation suffisante pour le faire.

➔ Parfois, c’est la vie qui s’en charge pour nous, suite à une rupture de contrat, par exemple, un licenciement, un burn out, une inaptitude, ou encore un déménagement…

Une fois « dehors », nous avons le choix de nous installer plus ou moins loin de notre caverne d’origine…

Le risque, c’est d’importer toutes nos habitudes et nos modes de fonctionnement de l’ancienne caverne à la nouvelle.
Autrement dit, se lancer à son compte et se comporter comme une salariée 😕

➔ Parfois, rien ne nous oblige à sortir de la caverne, si ce n’est un aiguillon que nous pouvons appeler challenge, envie de s’accomplir, de se dépasser, de plus de reconnaissance…

Bref, nous voulons plus, quoi !
Une plus grande caverne, une plus belle caverne, une caverne plus écologique à fort impact positif…

Reste que lorsqu’on s’approche du seuil de la caverne, nous sommes éblouies par la lumière et que nous ne voyons pas très bien où mettre me pied, par où commencer…

Les symptômes de nos peurs

Parfois, nous faisons les braves, mais nous sommes en réalité mortes de trouille.
C’est juste que nous savons bien cacher nos émotions.
Le tout est de ne pas être dupe.

Nos peurs mettent en place des mécanismes de défense (et de résistance) malgré nous, qui contribuent à saboter notre projet 👹

Comme on ne voit jamais mieux que les défauts des autres, je vais vous dire comment je reconnais la peur chez les personnes que j’accompagne.

Les excuses bidons

Je n’ai pas avancé, fait ceci cou cela :

- parce que mon chat a été malade (corde sensible)
- parce que nous avons été confinées (elle est imparable, celle-là !)
- parce que ma fille était chez son père (ou avec moi, ça marche dans les deux sens)
- parce que mon ordinateur a planté (sans blague !)
- parce que j’attendais la fin de ma formation (et puis après, tu vas attendre quoi ?)
- parce que mon dossier est bloqué à la CMA, et que je n’ai pas reçu mon numéro Siret (quel est le rapport ?)
- parce que je dois bientôt déménager (donc, tu ne fais plus rien jusque-là ?)
- parce que ce sont les vacances scolaires et les prospects ne sont pas dispo (ah bon ?)

Vraiment, la liste est interminable et n’a de limite que l’imagination humaine, c’est-à-dire aucune.

Bien sûr qu’il existe aussi de vraies excuses pour ne pas avancer, mais paradoxalement ce sont rarement celles-là qui sont mises en avant.

Ainsi, j’apprends parfois incidemment que la personne que j’ai accompagnée pendant trois mois a connu un drame pendant cet accompagnement, mais qu’elle ne m’en a rien fait savoir et qu’elle s’est accrochée à son projet, comme à une bouée de secours.

Vous voyez, les personnes humaines ont vraiment un fonctionnement bizarre.

L’injonction de perfection

Soit le logo n’est pas parfait et doit être retravaillé
Soit la plaquette
Soit il manque la page Facebook, il faut attendre au moins d’avoir publié x posts
Soit la personne n’est pas à l’aise avec son nom de marque
Soit cela fait des mois qu’elle travaille sur son site internet, mais il va falloir tout reprendre, parce que son neveu qui fait des études de graphisme lui a dit que ce n’était plus comme ça qu’on faisait 😲

Et là, on ne s’en sort pas.
Il y aura toujours quelque chose qui n’ira pas.

D’autant que nous noterons au passage qu’il s’agit de choses qui ne sont pas indispensables pour vous lancer.
Qu’il est d’autant plus dommage (et dommageable) de passer du temps sur ces éléments qu’ils vont être amenés à évoluer très rapidement avec la réalité de votre projet.

L’injonction de perfection se trouve à mi-chemin entre l’excuse bidon et le besoin de formation.

Le besoin de formation

Celui-ci est légitime, puisqu’en tant que professionnelles nous avons besoin d’évoluer dans nos métiers.
Mais ce n’est pas comme si vous partiez de rien !

Vous alliez vous lancer dans un nouveau projet.
Vous ne connaissez pas encore le marché, vous ne savez pas ce qui va vous être demandé
Et vous voulez vous former ? Mais à quoi ? 🤔

Les porteuses d’un premier projet croient toujours qu’elles ont le temps, et s’aperçoivent souvent trop tard que ce n’est pas le cas.
Le temps joue toujours contre les entrepreneur.es.

Donc, non, excusez-moi, mais ce n’est pas le moment, là, de vous former, maintenant.

Je ne parle bien sûr pas d’une formation à la création d’entreprise comme celle que je propose qui va vous permettre d’avancer concrètement sur votre projet, mais de ces formations théoriques sans applications pratiques dans nos métiers.

Si c’est chouette à ajouter sur un CV, cela ne va pas vous servir à grand-chose pour votre projet.
Si ce n’est – peut-être, mais ce n’est pas sûr, parce que cela ne va sans doute pas suffire – à vous donner confiance.

Vous êtes déjà formée et/ou expérimentée.
Vous ne serez jamais parfaite, et ce n’est pas ce qu’on attend de vous.
D’ailleurs, la perfection est une notion toute relative.

Maintenant, il est temps de vous confronter au marché.
Il sera toujours temps pas la suite (je vous assure !) de vous former pour vous perfectionner.
À ce moment-là, vous saurez ce qui peut vous être vraiment utile.

« Le changement n’est pas douloureux. Seule la résistance au changement l’est. »
Bouddha

Finalement, qu’est-ce que serait échouer ?

Est-ce que ce ne serait pas plutôt de rester (in)confortablement installée dans une vie qui ne nous va/suffit plus et de s’en contenter pour le restant de nos jours ?...

Une personne me disait :

«  Aujourd’hui, je crois que j’ai plus peur de me dire un jour que je n’ai jamais osé tenter l’aventure que de me planter dans mon projet. »

N’auriez-vous pas peur de réussir ?

Pour ce que cela implique 👉 sortir de la caverne, de votre zone de confort, changer votre quotidien et vos habitudes, et surtout votre image de vous-même… Que vont penser les autres si je ne reste pas à ma place ?

Parce que vous ne le méritez peut-être pas 👉 bah non, pas vous. Vous n’avez sans doute pas travaillé assez dur pour ça, vous n’êtes sans doute pas assez compétente, pas assez légitime (quand les autres le seraient 🤔)

Après, l’idée n’est pas non plus de se lancer d’une falaise sans précaution !

7 étapes pour dépasser sa peur de se lancer

La peur étant une émotion irrationnelle qui nous prend aux tripes, je vous propose :

1° de réfléchir avec votre tête
2° de faire la part des choses avec votre cœur

📌 Mesurer les risques et les comparer aux bénéfices

Quelles seraient concrètement les conséquences d’un échec ? Pouvez-vous les mesurer ?

Les conséquences plus fréquemment citées sont :

Financières, parce que vous lancer pourrait mettre à mal un équilibre matériel existant.

Ce risque est à prendre au sérieux, bien sûr.
Comment pourriez-vous le minimiser ?

Et s’il n’y avait pas cet équilibre, vous ne prendriez pas pris de risques, si ?
Je pense aux personnes qui sont déjà en recherche d’emploi, par exemple…

Émotionnelles pour avoir dégradé votre image de winneuse auprès de vos proches et de vous-mêmes.
Je parle bien des proches qui comptent pour vous, pas des gens méchants et/ou toxiques qui vous entourent et pour lesquels de toute façon vous ne serez jamais à la hauteur.

📓 En ce qui vous concerne vous, je vous invite à faire l’exercice inverse :
Que penseriez-vous d’une personne qui a voulu se lancer, qui s’en est donné les moyens et qui a échoué ?
Est-ce que vous penseriez que cette personne est décidément trop nulle, que c’était écrit à l’avance ?

Faites attention à ce que vous dites, parce que vous n’êtes pas sans savoir que ma carrière entrepreneuriale a commencé par un dépôt de bilan 😛
Est-ce que cela fait de moi une looseuse de chez naze ?

La balance bénéfices-risques

Au vu de votre situation actuelle :

➔ À quoi est-ce que vous renonceriez si vous vous lancez ?
Qu’est-ce que vous risquez de perdre ?

➔ À quoi est-ce que vous renonceriez si vous ne vous lancez pas ?
Qu’est-ce que vous risquez de gagner ?

➔ Et si finalement vous échouez dans votre projet, qu’aurez-vous gagné ?

📌 Défrichez le terrain pour avancer en terrain connu

Vous avez peur de l’inconnu, cela se comprend.

Si vous avez choisi d’exercer le métier d’assistante, office manager ou secrétaire indépendante – peu importe comment vous l’appelez –, c’est sans doute parce que vous êtes formée et/ou expérimentée dans ce métier.
En tout cas, ce n’est pas un hasard. Il y a au moins une partie du projet qui vous est connu :

  • Vous savez répondre au téléphone, gérer un agenda
  • Vous savez vous servir d’un ordinateur, d’un logiciel de traitement de texte
  • Organiser un rendez-vous, un déplacement ne vous fait pas peur
  • Vous savez suivre un dossier sans lâcher le morceau

Vous avez même peut-être une spécialité en compta-gestion, en RH, en juridique, en médico-social, en ADV, en BTP… que vous pourrez mettre à profit dans votre projet.

En revanche, clairement, si vous n’avez encore jamais exercé à votre compte, il vous manque des données pour vous projeter, et notamment :

- Sur comment on se lance
- Sur comment on exerce ce métier à son compte

Comment est-ce qu’on se lance à son compte ?

Sur ce point spécifique, vous pouvez évidemment suivre un accompagnement ou une formation dédiée. C’est le moment d’utiliser vos crédits de formation (CPF).

Est-ce que vous saviez que je propose moi-même une formation vous se lancer comme secrétaire freelance ?
👉 Rendez-vous sur cette page pour en savoir plus, connaître les modalités de financement et les prochaines dates :
https://www.offre-croquefeuille.fr/formation

Cette formation Datadock est prise en charge via tous les dispositifs existants.

Au programme :

  • Définir son marché comme secrétaire indépendante
  • Établir ses prestations à partir des besoins
  • Communiquer sur son offre > La marque
  • Communiquer sur son offre > Le message
  • Faire connaître son offre > les canaux
  • Choisir son statut > La micro-entreprise et ses alternatives
  • Chiffrer son projet et établir ses tarifs
  • Connaître les démarches pour lancer son activité
  • Prévoir les démarches post-création
  • Organiser son activité pour durer

Comment exercer mon métier à mon compte ?

Difficile de se projeter quand on a toujours été salariée.
C’est sans doute la raison pour laquelle (malheureusement) beaucoup de freelances se contentent d’une situation de salariat déguisé (et dégradé).
C’est-à-dire qu’elles copient-collent leur manière de travailler sans le cadre légal du salariat.

À ce sujet, je vous renvoie vers ces 2 articles :

Qu’est-ce que n’est pas une secrétaire indépendante ?
https://croquefeuille.fr/?Qu-est-ce-que-n-est-pas-une-secretaire-independante

Le risque du salariat déguisé :
https://croquefeuille.fr/?Le-risque-de-salariat-deguise

Pourtant, exercer à son compte, quand on réussit son pari – c’est-à-dire le plus souvent quand on s’en donne les moyens – promet beaucoup d’avantages :
https://croquefeuille.fr/?Le-bonheur-d-etre-telesecretaire

Alors, comment faire pour mieux connaître la réalité du métier ?

Pour moi, rien ne vaut les retours d’expérience, la possibilité d’en parler avec d’autres freelances.
Pour cela, il faut les rencontrer, découvrir leurs témoignages, échanger, leur poser des questions…

Attention, je ne parle pas d’une seule ou deux personnes dont vous feriez de la manière de travailler une généralité.
Nous avons toutes nos manières de travailler spécifiques, au regard de nos projets, de nos spécialités, de nos clientèles, de nos personnalités…

Si vous ne rejoignez sur le forum des secrétaires indépendantes, vous pourrez constater cette diversité des situations.

Cela vous permettrait de :

  • accéder aux témoignages et retours d’expérience des consœurs qui sont passées par là
  • « voir » ou plutôt lire la réalité du métier exercé en freelance
  • bénéficier des étapes, méthodo et conseils proposés dans le guide (8 modules PDF)
  • poser toutes vos questions quand elles vous passent par la tête
  • être soutenue et accompagnée aux différents stades du projet par des gens du métier

Pour cela, il faudrait faire l’acquisition du Pack :
http://www.croquefeuille.fr/?Qu-est-ce-que-le-Pack-installation

📌 Impliquez vos proches

Et là, je parle des personnes qui comptent pour vous.
Les autres, on s’en fiche !

Je remarque souvent que les personnes qui répondent aux questions du programme de 7 jours pour savoir si elles sont prêtes à se lancer me donnent souvent les retours de gens dont les avis comptent peu finalement. Évidemment pour dire à quel point ces gens-là sont opposés à leur projet qu’ils trouvent ridicule.

C’est un peu comme si elles se cherchaient des excuses pour justifier plus tard leur échec : On me l’avait bien dit !

Sauf que quand les gens vous parlent de vos échecs potentiels, cela ne dit rien de vous ou de votre projet (à moins que ces personnes ne soient voyantes), mais ils parlent d’eux-mêmes : de leurs peurs, de leurs envies, de leurs frustrations…

Cela dit juste que ces personnes, dans votre situation, de ne le feraient pas.
Grand bien leur fasse, puisque ce n’est pas leur projet, mais le vôtre 🤗

Non quand je parle des proches, je pense aux personnes qui s’intéressent à vous et veulent votre bien – avec quand même la réserve de la caverne (voir plus haut) dont on ne peut pas leur en vouloir…

En premier lieu, il s’agit des personnes qui partagent votre vie, votre conjoint.e et vos enfants, ainsi que vos ami.es proches avec lesquel.les vous êtes complice.

À moins que vous ne soyez complice avec votre mère ou votre père (c’est possible), je ne pensais pas à vos parents, parce qu’a priori vous êtes adulte et que vous êtes censée avoir coupé le cordon.
Encore moins de vos beaux-parents !

En revanche, pour les personnes qui comptent vraiment, oui, il est important et même indispensable de les impliquer dans votre projet, dès les prémices.

Pourquoi ?

Je vois au moins 3 raisons

1° Parce qu’un projet de création d’entreprise est un véritable ascenseur émotionnel.
Vous allez devoir être soutenue au jour le jour, pour vous accompagner dans les hautes euphories, comme dans les bas découragements.

En fonction de votre caractère, ce ne sera pas toujours évident pour votre entourage.

Et puis, quand on devient porteuse de projet, on le devient H24, 7 jours/7 !
Autant dire que vous n’aurez pas de répit. La charge mentale est totale !

Il est inimaginable de laisser vos préoccupations au boulot, comme vous avez pu le faire en étant salariée. Elles vous suivent pas à pas, jusqu’à la question suivante.
Bah, oui, parce que la création d’entreprise, autant vous le dire tout de suite, ça rend heureuse, mais ce n’est pourtant qu’une succession de problèmes à résoudre 😜

Les entrepreneur.es sont des gens incontestablement bizarres.
Maintenant, il faut aussi voir que le freelancing est la 1re marche de l’entreprenariat. Je ne vous parle pas de monter une société de 50 salarié.es avec une levée de fonds pour mettre au point une invention révolutionnaire…

2° Parce que le fait de vous impliquer dans votre projet va sans doute modifier, voire bouleverser votre organisation familiale.

Il va falloir vous libérer du temps pour y travailler, trouver des créneaux dédiés dans la semaine.
Vous aurez peut-être besoin d’un espace à vous, un peu protégé, pour vous isoler.

Si vous pouvez travailler à l’extérieur, en bibliothèque, par exemple, c’est encore mieux.

En tout cas, pour être acceptée, cette organisation va devoir être discutée en famille.

3° Parce que si finalement vous vous lancez, cela pourra affecter l’équilibre financier de votre foyer.

Cela dépendra bien sûr de votre situation initiale.
Évidemment, si vous êtes actuellement en recherche d’emploi et que vous menez votre projet en parallèle de votre recherche de poste (ce qui est tout à fait possible), cela ne changera rien.

En revanche, dès que vous vous immatriculez, votre situation changera vis-à-vis de Pôle emploi et des aides (comme la CAF, ou autres allocations). Attention à ne pas vous précipiter !

Si vous envisagez de mettre un terme à un poste en CDI et de mettre fin à un salaire confortable, les impacts pourront être plus conséquents, surtout si vous partez sans chômage.

À ce sujet, je vous invite à lire cet article de témoignages :
https://croquefeuille.fr/?Quitter-son-CDI-pour-devenir-secretaire-freelance

📌 Entourez-vous des bonnes personnes

  • de personnes qui sont passées par là
  • qui connaissent cette situation et vous comprennent
  • qui savent ce que vous ressentez
  • avec lesquelles vous allez pouvoir parler de votre projet

Je pense évidemment à la communauté du forum des secrétaires indépendante dont j’ai parlé plus haut.

En tout cas, l’idée est de trouver un environnement favorable à faire pousser votre projet.

Si vous venez d’une famille d’entrepreneur.es, comme Magalie, c’est plus facile :
https://www.croquefeuille.fr/?Magalie-Mace-J-etais-prete-le-confinement-a-tout-arrete

Quant aux gens qui ne vous aident pas, qui cherchent à vous décourager, à vous rabaisser, ce qu’on appelle communément aujourd’hui les personnes toxiques, protégez-vous ! Coupez les ponts.

📌 Débusquez vos croyances limitantes

L’idée est de les conscientiser, pour ensuite les démonter.

Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?

C’est une pensée que nous considérons comme la Vérité, alors qu’elle n’est qu’une croyance acquise de nos expériences et/ou des on-dit de nos entourages, parfois depuis l’enfance.

Le plus souvent, il s’agit de généralisations à partir d’un ou de quelques cas isolés spécifiques, qui sont faciles à démonter en trouvant des contre-exemples.
Encore faut-il identifier ces fausses croyances et accepter de se remettre en cause 😨

En travaillant sur vos croyances, vous débusquerez aussi parfois ce qu’on appelle des saboteurs, ou saboteuses.
Ce sont des gens ou des voix que vous avez dans la tête et qui jouent le rôle du mauvais ange : non, tu n’y arriveras pas, tu n’en es pas capable, tu es nulle de toute façon, laisse-tomber… j’en passe et des pires !
Je pense que vous comprenez ce à quoi je fais référence…

C’est comme une personne toxique, mais dans votre tête. Difficile de couper les ponts.

L’idée serait de pouvoir l’identifier pour mieux la contrôler. Éventuellement, lui faire perdre toute crédibilité. Cela n’est pas facile, et nécessite sans doute l’aide d’une tierce personne, comme un.e coach.

📓 Pour commencer à travailler sur vos croyances limitantes, je vous propose un exercice.

L’objectif de l’exercice est :

1° identifier les pensées et croyances qui nous limitent dans votre projet
2° les démonter en montrant que l’inverse est vrai aussi, en fonction des circonstances, donc ce n’est pas une vérité.

Pour faire cet exercice, il vous faut :

- Un peu de temps devant vous dans un cadre de travail dans lequel vous êtes bien, avec une boisson chaude ou fraîche, éventuellement quelques douceurs à grignoter
- Couper toutes vos notifications, votre téléphone et votre ordinateur
- Du papier et un crayon, éventuellement des couleurs, si vous avez l’âme artistique. La beauté ne nuit jamais.

Une fois que vous êtes OK et bien concentrée :

➔ Vous allez prendre le temps de noter tout ce que vous croyez ou imaginez sur votre projet, le fait de vous lancer, sur ce que cela va impliquer pour vous : Qu’est-ce que vous croyez ou croyez savoir sur ce projet ?

Vous distinguerez
- les croyances positives (sur une feuille) > Cela me donnera plus de liberté, me permettra d’être plus présente pour mes enfants, de mieux gagner ma vie, de trouver du travail, de me libérer du temps pour ma passion du cheval…
- les croyances limitantes (sur une autre feuille) > Cela va être dur, je n’atteindrai jamais mon niveau de rémunération actuel, je ne sais rien faire de spécial, les entreprises n’ont plus de budget, c’est la crise, je suis à la campagne, ne pourrai pas me lancer sans le permis de conduire…

Prenez votre temps, rajoutez-en de temps en temps.
Vous pouvez aussi faire cet exercice en plusieurs temps si vous préférez, d’autant qu’il est possible que votre conjoint.e en rajoute une couche !
Encore une fois, vous aurez intérêt à l’impliquer. Ille doit être convaincu.e autant que vous.

➔ Une fois vos listes établies, vous vous concentrez (évidemment) sur les éléments négatifs, puisque ce sont ceux qui vous gênent aujourd’hui pour avancer.

Ce que je vous conseille, c’est peut-être de commencer par mettre un peu d’ordre dans tout ça.
Il y a peut-être de fausses excuses que vous n’avez rajoutées que pour faire poids.
Il y a peut-être des choses qui peuvent être rapprochées entre elles.
Il y a sans doute des points plus importants que d’autres, qui sont vraiment bloquants…

Vous allez reprendre une feuille pour chacun de ces points, et y inscrire ce que vous pensez.

Maintenant, l’objectif sera de remettre en cause ce point-là :

  • Soit pour le démonter
  • Soit pour le confirmer
  • Peut-être pour le relativiser

Je vais vous donner des exemples.
Avant, je vous dis comment les remettre en cause.

➔ Pour chaque point, posez-vous ces 3 séries de questions :

Ah bon ? Est-ce que c’est toujours vrai ? Existerait-il des contre-exemples ?
Si ce n’est pas toujours vrai, quelles sont les circonstances, quels sont les leviers, qui font que ce n’est pas vrai ?

Est-ce que tout le monde partage cette croyance ou certaines personnes pensent l’inverse ?
Parce que si d’autres pensent différemment, c’est bien qu’il s’agit d’une croyance qui nous est propre.

Enfin, qu’est-ce qui deviendrait possible si vous arrêtiez de croire cela ?

Par exemple :

Je n’ai pas de formation en secrétariat, je ne suis pas diplômée.
Il faut donc absolument que je commence par suivre une formation avant de me lancer.

Ah bon ? Mais pourquoi donc ?
Pour ma part, je connais des tas d’exemples de personnes qui se sont lancées sans diplôme ni formation en secrétariat ou assistance.
En plus, je fais personnellement partie des gens qui ne croient pas à la valeur des diplômes. Depuis que j’accompagne les secrétaires indépendantes, j’ai eu l’occasion de rencontrer des centaines de personnes titulaires d’un BTS assistante de direction ou d’un diplôme équivalent.
Or, cela ne disait rien, mais rien du tout, de leurs compétences, croyez-moi !
Il peut y avoir un gouffre entre deux personnes titulaires du même diplôme.

Je suis sûre que vous pouvez trouver vous-même des exemples où le diplôme ne dit rien de la valeur de la personne.

Par ailleurs, si vous nous rejoignez sur le forum, vous verrez que nos formations, expériences et parcours sont très hétéroclites et que cela ne présume en rien de la réussite de nos projets.

Je ne pourrais jamais me rémunérer autant que ma dernière paye.

Deux points dans cette assertion :

Vous avez sans doute une croyance limitante sur le niveau de rémunération que peut atteindre une assistante ou secrétaire indépendante.
Or, les résultats de l’enquête montrent que cela peut aller très (très) haut.
Cela dit, il y a effectivement une fourchette statistique entre 1500 et 2500 euros.
Encore une fois, cela peut être moins, cela peut être plus.
Cela dépasse le cadre de cet article, mais à vous d’étudier les leviers qui font que vous pourrez dépasser ou non cette fourchette…
En tout cas, c’est possible.

Ce qui est quasi certain, en tout cas (mais là encore, cela relève de ma croyance), c’est que vous n’atteindrez (sans doute) pas ce super niveau de rémunération dans l’année de votre lancement.
Il faudra certainement compter avec le temps de mise en place et de montée en charge de votre activité. Le temps aussi de vous faire connaître et reconnaître sur le marché.

Vous comprenez que dans cet exemple, nous n’infirmerons pas ni ne confirmerons cette assertion.
Elle demande à être relativisée au regard du projet que vous allez construire, et donc de travailler sur les leviers et les circonstances qui rendent les choses possibles.

Dernier exemple :
Je ne serai jamais capable de me lancer, je manque trop de confiance en moi.

Alors là, déjà, je vais vous dire, 99% des personnes que j’ai accompagnées et des membres du forum affirment cela, et pourtant nombreuses sont celles qui se sont lancées !

Déjà, est-ce un vrai obstacle ?
Je vous pose la question, car il n’y a que vous qui puissiez y répondre.

Cela dit, prenons du recul. Vous manquez de confiance en vous, ah bon ?
Est-ce que c’est toujours vrai ? Existerait-il des contre-exemples, des situations dans lesquelles vous avez fait preuve au contraire de confiance en vous ? Cherchez bien !
Qu’est-ce qui a fait, dans ces moments-là, que vous avez pu dépasser ce manque de confiance ? Quel était le contexte ? Qu’est-ce qui vous a aidée ?...

Qu’en pense votre entourage ? Est-ce que vos proches, vos ami.es, vos ancien.nes collègues, vos voisin.es, vos fournisseurs, etc., trouvent aussi que vous manquez de confiance en vous ?

Enfin, qu’est-ce qui deviendrait possible si vous arriviez à dépasser cette croyance ?

➔ Si vous êtes confrontée à des cas de croyances limitantes que vous n’arrivez pas à mettre en perspective et à démonter > contactez-moi pour en parler.

📌 Créez une vision positive de votre projet

Nous l’avons dit, il est difficile de sortir de la caverne. Pour cela, il nous faut une bonne raison :

- Soit que notre caverne actuelle soit devenue trop petite, trop inconfortable ou que les gens qui s’y trouvent ses soient révélés malveillants
- Soit que nous souhaitions trouver la caverne de nos rêves un peu plus loin, avec des caractéristiques propres à notre épanouissement personnel et professionnel

Le plus souvent, il s’agit d’un mix des deux.

Clarifiez la vision que vous avez de votre projet

Je vous propose de passer un peu de temps à décrire la caverne de vos rêves, autrement dit ce que vous attendez de votre projet pour vous rendre plus heureuse, plus épanouie dans votre vie personnelle et professionnelle.

Comment l’imaginez-vous ?
Quelles devront être ses caractéristiques ?
Quels sont les mots-clés qui vous font vibrer ?
Est-ce que cela appelle en vous des images ?

Vous pouvez parler de votre manière de travailler, de votre cadre de travail, de vos sujets, de vos potentiel.les client.es, de vos outils, de ce que vous voulez qui vous attire dans ce projet 😊

Si vous avez du mal à décrire le projet positivement, et qu’il est plus facile pour vous de parler de ce que vous ne voulez pas, commencez par là.

Faites la liste de ce que vous ne voulez pas.
Laissez reposer quelques instants, quelques heures, quelques jours, si besoin.
Puis, revenez sur cette liste pour décrire le contraire de chacun des items.
Vous obtiendrez une vision positive de votre projet.

Par exemple :
Je ne veux pas travailler à 2 heures de chez moi => Je trouve des missions proches de mon domicile
J’ai peur des client.es qui ne me payeraient pas => Mes client.es me payent toujours en temps et en heure

Décrivez les leviers qui feraient que vous seriez parfaitement heureuse et épanouie dans ce projet.

Créez-vous un tableau de vision

L’objectif est de vous créer un tableau (une œuvre) vous permettant de matérialiser la visualisation de votre projet tel que souhaitez.
Le but est d’entretenir votre motivation quand vous aurez des baisses d’énergie ou de gros doutes.
Encore une fois, nous sommes toutes passées par là, vous n’y couperez pas !

Nul besoin de talents artistiques pour créer ce type d’affiche.

Commencez par trouver des images qui correspondent à votre projet dans des magazines, journaux, publicités, catalogue, sur internet, où vous voulez.
Nous vivons dans un monde d’images, cela ne devrait pas être très compliqué !
Vous savez qu’il existe aussi Google Images.

C’est une bonne occasion d’impliquer vos enfants les plus jeunes dans votre projet 😊

Pour celles d’entre vous qui sont les moins manuelles, il reste possible de le créer sous format numérique, avec une solution en ligne comme Canva.
Mais, c’est moins efficace sur notre cerveau que d’y avoir travaillé avec vos mains.
Il sera aussi plus compliqué de l’afficher sous vos yeux, à moins que vous ne trouviez une solution.

À l’occasion, envoyez-moi vos tableaux, cela me fera plaisir.

Matérialisez petit à petit votre vision dans votre réalité

Cela peut être par petites touches, çà et là, dans votre quotidien.
Par exemple, aménagez votre bureau, commencez par adopter de nouveaux outils, changez votre matériel…

Modifiez vos habitudes pour vous permettre de travailler sur votre projet. Vous devrez peut-être abandonner un loisir, ou une activité (notre temps n’est malheureusement pas extensible).

En gros, mettez-vous en conditions mentales et physiques pour vous lancer.
Commencez par adapter votre environnement pour rendre les choses possibles.
Cela contribuera également à impliquer vos proches.

📌 Appuyez-vous sur vos forces

Au lieu de vous focaliser sur ce qui vous manque, ou sur ce qui vous fait défaut, appuyez-vous sur vos forces.
Ça ira plus vite, parce que nos défauts sont un puits sans fond 🤭
Et puis, cela sera plus efficace pour votre projet !

Pourquoi aviez-vous pensé à ce projet spécifique ?
Qu’est-ce qui a pu vous laisser penser qu’il était fait pour vous, que vous y arriveriez ?

Quelles sont vos qualités, aptitudes et compétences qui pourraient être utiles pour réussir ce projet ?
Comment pouvez-vous les mettre en œuvre ?

Vous avez le droit de vous faire aider par vos proches.

Si vous ne voyez rien chez vous qui puisse vous permettre de réussir ce projet, c’est sans doute que vous avez raté le point n°5.
Revenez en arrière et faites-vous aider !

📓 Là aussi, je vous propose un petit exercice à réaliser dans les bonnes conditions :

Installez-vous confortablement, fermez la porte derrière vous
Coupez toutes vos notifications, votre téléphone et votre ordinateur
Travaillez sur papier, avec un stylo, des feutres ou des crayons

➔ Prenez le temps de penser et de lister par écrit vos forces et atouts pour ce projet.
Pensez à vos expériences passées, qu’elles soient professionnelles, associatives, même familiales…
Je pense notamment à organiser un voyage, tenir un budget, organiser des anniversaires…

Vous distinguerez (ou pas) :

  • Vos compétences métiers (acquises), savoir-faire
  • Vos aptitudes naturelles, savoir-être
  • Vos sujets ou secteurs de prédilection, ceux que vous connaissez le mieux et dont vous savez et aimez parler
  • Vos ressources, qu’elles soient financières, le matériel que vous possédez déjà pour commencer à travailler, mais également vos ressources temps (notre bien le plus précieux)
  • Vos réseaux et les personnes sur lesquelles vous pouvez compter, soit pour vous soutenir moralement (et c’est déjà beaucoup !), soit pour vous aider concrètement dans le projet

L’objectif de l’exercice est de vous faire prendre conscience que vous ne partez toute nue, comme si vous étiez née de la dernière pluie, mais que vous avez déjà capitalisé un certain nombre d’atouts et de forces sur lesquelles vous allez pouvoir vous appuyer.

Pour être le plus efficace possible, l’exercice méritera d’être réalisé en plusieurs temps.
D’abord seule, puis après des sessions d’échanges avec vos proches.

Si vous êtes dans une mauvaise passe émotionnelle, cela peut être compliqué d’y travailler seule.
Là encore, vous aurez sans doute intérêt à vous faire aider > Contactez-moi pour en parler.

En conclusion : Donnez-vous les moyens de prendre la (bonne) décision

Finalement, ce qui reste le plus difficile, c’est la mise en action.
J’espère que ces astuces et exercices que je vous ai proposés vous ont donné envie de vous y mettre.
Je ne dis pas forcément de vous lancer, comme ça, dans le vide (ce n’est pas mon genre), mais juste d’y réfléchir sérieusement en vous mettant en mouvement.

Ces étapes sont cruciales pour vous donner les moyens de décider ce que vous allez faire de votre avenir : Rester ou sortir de la grotte, nous en revenons toujours à la même question 🤪

De quoi avez-vous besoin pour vous décider, pour avancer ?

  • Rendre l’inconnu connu, mesurer les vrais risques
  • Déboulonner vos fausses croyances, faire taire vos saboteurs et saboteuses
  • Vous entourer de personnes positives, prêtes à vous soutenir, et de gens qui vous comprennent
  • Créer votre vision du projet pour vous aider à vous projeter et rester motivée
  • Conscientiser vos atouts et vos forces pour réussir ce projet

Vous comprenez qu’il y a toujours moyen de sécuriser vos choix.

Cela étant dit, tout n’est pas rationnel dans ce type de décision.

➔ Certaines vont avoir viscéralement envie de se lancer, bien que cela n’apparaisse pas forcément raisonnable à ce moment-là
➔ D’autres ne vont pas se lancer, alors que les conditions étaient on ne peut plus favorables

Je dirais que l’important est que ce soit Votre propre décision et que vous l’assumiez.
Ne laissez pas les autres vous voler votre destin !

« La peur se cultive dans l’immobilité », écrit Daniel Picouly
Prenez-en de la graine 😉

Et si vous le souhaitez, dites-nous en commentaires, ce qui vous a finalement convaincue de vous lancer, qu’est-ce qui vous a poussé à franchir le pas ?

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