Camille Dartus, lancement d’une super assistante freelance
Publié le lundi 6 avril 2020 par Celine Lieffroy | 0 commentaires
Classé dans : Se lancer - Partenariat - Auto-entrepreneur - Maternité -

En lui proposant cette interview, j’interpelle Camille, quasiment au lancement de son activité, puisqu’elle a créé L’Intermaide en janvier 2020.

Pourquoi la faire témoigner si tôt dans son parcours ?
1° Parce que je trouve que son lancement n’est pas banal
2° Parce que c’est elle que j’ai choisie pour m’accompagner dans le développement de mes activités

Aussi, il me paraissait intéressant de vous partager le portrait de la personne qui travaille désormais avec moi pour donner un bel avenir à Croquefeuille et m’aider à répondre toujours mieux à vos besoins et demandes.

Pourquoi son parcours ne me paraît-il pas banal ?
Parce qu’à peine lancée, le temps de Camille se voit disputer entre ses deux premier.e.s client.e.s 💪

Je lui laisse la parole pour nous raconter comment elle en est arrivée là.

Bonjour Camille, Peux-tu commencer par te présenter ?

Bonjour,
Merci Céline, je suis très touchée que tu m’accordes une interview.

J’ai 30 ans et suis d’origine gersoise. Je me suis installée en Haute-Savoie, il y a 5 ans maintenant.

Bien que je me sois bien adaptée, et que la région m’ait adoptée, on peut aisément se rendre compte que je ne suis pas du coin, puisque même si cela fait plus de 12 ans que j’ai quitté mes terres natales, j’ai toujours autant l’accent du Sud…

Et pourtant, j’ai pas mal voyagé : j’ai vécu à Montréal, à Miami, à Paris…
Mais qu’est ce que vous voulez, on ne se refait pas, cela fait partie de mon identité ! Et comme le dit Miguel Zamacoïs « Emporter avec soi son accent familier, C’est emporter un peu sa terre à ses souliers ».

J’ai créé L’Intermaide en janvier 2020.
Comme tu le dis, c’est tout neuf…

Aujourd’hui, je suis bel et bien lancée.
Je commence à être active sur les réseaux sociaux pour faire parler de moi.
Et à mon grand bonheur, j’ai déjà deux client.e.s, qui me permettent de payer mes factures…
Je dirais que c’est un bon début. Pourvu que ça dure.

Quel avait été ton parcours avant de penser à te lancer ?

Dans ma famille, il n’y a que des entrepreneurs et chefs d’entreprise. J’étais d’ailleurs plutôt vouée à reprendre l’affaire familiale. Mais j’avais envie de « voir autre chose ».

J’ai d’abord travaillé en tant que chef de secteur dans la grande distribution, puis les déplacements ne me permettaient pas d’avoir une vie familiale.

J’ai donc trouvé un poste d’assistante de direction dans l’aéronautique, puis dans la promotion immobilière.
Je dois dire, que ce sont des postes qui nous permettent de faire comme si c’était notre entreprise, mais sans avoir les risques financiers qui vont avec…

Quand on est une femme, malheureusement, on vous colle très souvent l’étiquette de « femme avec deux enfants en bas âge, donc absentéisme possible et susceptible de retomber enceinte ».
Pour le coup, on voit vite que notre carrière va sacrément en prendre un coup.

Je savais que pour m’épanouir, construire ma carrière, il fallait que cela vienne de moi.
Aujourd’hui, maman de deux petites filles de 2 ans et de 5 mois, je suis contente de montrer (aux autres, mais surtout à moi-même) qu’on peut quand même avoir une activité professionnelle intense, intéressante et stimulante.

Pourquoi vouloir devenir assistante freelance ?

Pour commencer, j’ai longtemps cherché ce que je pouvais « faire » à mon compte.
J’avais besoin d’aider, de me sentir utile et de pouvoir organiser mon temps de travail.

Au départ, j’ai commencé à me renseigner pour devenir naturopathe… Rien à voir, donc. Suite à l’étude de marché, j’ai décidé de ne pas me lancer. Je recommençais à zéro...

Puis, je me suis dit : « j’ai déjà été assistante de direction dans deux domaines différents, je pourrais continuer à faire cela, mais pour plusieurs “patrons”. »
C’est en recherchant des informations pour mon étude de marché d’assistante freelance que je suis tombée sur Croquefeuille : LA mine d’informations, de conseils et d’échanges pour trouver des réponses à nos questions.

J’ai d’abord téléchargé l’enquête sur le métier de secrétaire indépendante, je me suis inscrite à la lettre d’informations et aux « audits » et tout cela m’a aidé à construire mon étude de marché puis mon business plan. J’avais enfin trouvé le métier qu’il me fallait.

Nombreuses sont les personnes qui aimeraient devenir secrétaires à domicile et se lancer à leur compte, mais peu passent à l’action. Qu’est-ce qui t’a décidé à passer de l’idée au projet ?

Il faut avouer que parfois tout se goupille bien !
C’était le moment : je m’ennuyais un peu dans mon poste, j’allais être maman pour la deuxième fois, les aides accordées par Pôle emploi en tant que créateurs d’entreprise et le statut avantageux de micro entrepreneur ont mis toutes les chances de mon côté.
Enfin, les investissements financiers pour se lancer en tant qu’assistant.e freelance sont moindres.

En y réfléchissant, je voyais que je minimisais les risques, et que j’avais tout à y gagner.

Quelles ont été les étapes ?

Concrètement, j’ai eu l’idée de me lancer en tant qu’assistante freelance en janvier 2019.
À l’époque, je croyais que j’avais eu une idée de fous !
Après quelques recherches, j’ai vite vu que j’étais loin d’être la première… 😊

Et finalement, heureusement, car cela donne de nombreuses sources et des réponses à nos questions.

En février 2019, vraiment au début de mes recherches, je suis « tombée » sur le blog Croquefeuille et ai suivi les audits.

En mars 2019, j’avais mon étude de marché, mon business plan et mon questionnaire qui étaient prêts. Je m’étais dit que je commencerais en mars 2020, le temps d’avoir ma deuxième fille prévue pour septembre 2019 et d’organiser ma vie personnelle d’abord.

À ce moment-là, je ne savais pas encore si je me voulais me lancer à mi-temps, en conservant mon emploi, ou à temps complet. Je me laissais le temps de réfléchir.

En novembre 2019, j’ai finalement décidé de quitter mon emploi, et demandé une rupture conventionnelle.
Le temps que toutes les démarches soient effectuées, j’étais prête à me lancer en janvier 2020. C’est alors que j’ai créé L’Intermaide.

Est-ce que cela t’a paru compliqué ou plutôt fluide comme parcours ?

Le cheminement a été plutôt fluide, mais bien sûr on se pose toujours des questions.

La décision que j’ai mis le plus de temps à prendre était, comme je le disais, de savoir si je me lançais à mi-temps en conservant mon emploi ou à temps complet.

J’ai donc fait plein de simulations (je suis addict à Excel😉) pour voir ce qui était le plus avantageux financièrement. (Parce que faisant abstraction de ce côté-là, mon choix était clairement de me lancer à temps complet…)

Il y a eu pas mal de réformes en 2019 sur le statut de la micro entreprise, les démissionnaires, les indemnisations de Pôle emploi. Je dirais donc que c’est toute cette recherche qui m’a demandé le plus de travail. La principale difficulté résidait dans le fait d’avoir les bonnes informations, au bon moment, pour faire le bon choix.

✔️ Précision de Céline :
C’est parce que Camille n’avait pas fait le choix de nous rejoindre sur le forum 🤷‍♀️

Si je ne me trompe pas, tu es également inscrite comme demandeuse d’emploi. Tu t’es lancée en micro-entreprise. Pourquoi ce choix plutôt que le CAPE qui aurait pu être avantageux pour toi ?

En effet, je me suis lancée en micro-entreprise en tant que demandeuse d’emploi. Et je vais sans doute donner une réponse qui n’aidera personne, mais j’ai fait ce choix tout simplement parce que je ne connaissais pas le CAPE…

Par ailleurs, le statut de micro-entreprise est un statut très avantageux.
Je n’ai pas cherché plus loin, car il m’enlevait les principaux freins que j’aurais pu avoir comme : une exonération de TVA, des cotisations sociales que sur le CA que l’on fait, une exonération partielle des cotisations, la première année.

À titre personnel, je trouve que la France a bien pensé ce statut.

✔️ Précision de Céline :
Il reste avantageux de commencer par un contrat CAPE avant de s’immatriculer en micro, ce qui permet de cumuler les avantages de l’un avec deux de l’autre > voir cet article

Peux-tu revenir sur ton lancement ?

Eh bien, à cause, ou plutôt grâce à toi, j’ai l’impression que je n’ai pas vraiment eu de lancement. Pas de prospection, pas de communication.
Lorsque j’ai fait mes premières factures, je n’avais ni site internet ni cartes de visite.
Seul mon entourage proche connaissait mon projet.

Encore une fois, tout s’est bien goupillé.

En juillet 2019, lors d’un déjeuner avec un ancien collègue de mon conjoint et enceinte jusqu’aux dents, je parle de mon projet.
Cette personne venait de se lancer à son compte et avait déjà une belle charge de travail.
Il m’a alors dit que ça l’intéresserait de faire appel à moi.
Nous nous sommes donné rendez-vous en novembre afin de faire un point.

Lors de ce rendez-vous, il m’a dit avoir besoin de moi au moins 2 jours par semaine. Il m’a laissé le temps de m’organiser côté personnel pour assurer cette mission, tout en me « gardant » la place.

J’ai eu la chance de « tomber » sur lui, qu’il me fasse confiance et me donne la liberté de commencer quand je le pouvais.
Je dois dire que lorsqu’on se lance et qu’on a déjà un client d’assuré, cela facilite grandement les choses, et permet d’envisager le reste sereinement.
Je lui dois beaucoup.

Puis je m’étais planifié un début de « prospection » pour le mois de mars 2020.
Tu ne m’en as pas laissé le temps… MERCI !

Peux-tu nous en dire plus sur tes missions pour ce premier client ?

Mon premier client est un auto-entrepreneur suisse qui travaille dans l’assistance maitrise d’ouvrage.

Il a beaucoup de demandes, et pour signer plus de marchés, il a besoin de quelqu’un sur qui s’appuyer pour le décharger de certaines tâches afin qu’il puisse en faire d’autres.

Mes premières missions étaient consacrées au développement du bureau : création de cartes de visite, de cadeaux clients, de papier en-tête et de son site internet. Puis, de missions plus organisationnelles : créer une base de données clients ou mettre en page ses factures, par exemple.
Maintenant, il souhaiterait s’appuyer sur moi pour le développement de son activité : la maitrise d’ouvrage.

Nous avons commencé à travailler ensemble en février 2020. Peux-tu revenir sur la manière dont ça s’est passé ?

J’ai reçu ta lettre d’informations de février 2020, un mail vide avec pour objet « recherche super-assistante ».
J’ai passé beaucoup d’entretiens aussi farfelus les uns que les autres. J’ai d’abord pensé que cet envoi « vide » était fait exprès pour voir la réaction des gens.
Je me suis dit : « tente le coup pour voir ». Il était important pour moi de pouvoir compter sur plusieurs client.e.s. J’ai donc répondu au culot que j’étais disponible et je t’ai laissé mes coordonnées.

Tu m’as répondu très vite que la lettre vide était un bug, et tu m’as renvoyé son contenu.
J’ai pu alors mieux répondre à l’offre…

Je crois que le jour d’après tu m’avais envoyé une liste de questions. Pas toutes évidentes, je dois dire…
J’ai fait le choix de l’honnêteté et de la sincérité, lorsque je n’avais pas les réponses.

Il faut dire que lorsque j’ai répondu je me suis dit : « j’ai 1 chance sur 1000 ».
D’abord, parce que pour trouver une assistante, je pense que tu es celle qui dispose du meilleur réseau pour cela. Les réponses allaient donc être nombreuses.
Et puis, n’ayant pas fait l’acquisition du Pack, je ne pensais vraiment pas être prioritaire…

Deux jours après, nous avions un rendez-vous téléphonique.
Le soir même, tu m’annonçais que j’étais ta nouvelle assistante ! Le bonheur quoi !

Je n’ai jamais vu un « recrutement » aussi rapide et efficace.
J’adore quand ça va vite. Je n’ai pas souvent eu affaire à des chef.fe.s d’entreprise qui prenaient des décisions si rapides, surtout lorsque le poste n’existe pas encore et qu’il y a tout à créer, il est difficile de se faire une idée de qui on a besoin.

Après quasi un mois de collaboration, peux-tu nous parler des missions que tu effectues à ce jour pour Croquefeuille et Lexiris ?

C’est vrai que ça fait bientôt un mois…
Ça passe vite, et en même temps j’ai l’impression que ça fait 6 mois qu’on travaille ensemble 😊

Aujourd’hui, tu m’as délégué la gestion des inscriptions sur le forum des télésecrétaires, ainsi que la rédaction des fiches sur Lexiris.
En parallèle, je considère qu’une partie de mon travail doit permettre de rendre notre collaboration fluide, puisque comme tu le dis si bien « on apprend en marchant » toutes les deux.

✔️ Précisions de Céline :
Camille est également chargée d’écrire les process, ce que je n’avais jamais fait travaillant jusqu’ici toute seule.
Elle se charge également pratiquement seule de s’approprier notre nouveau CRM en ligne, fourni par Esprit Libre.
Et puis, elle m’aide sur tout un tas de choses que nous ne pourrons pas lister ici et me partage ses idées, retours et son peps, ce qui est très appréciable

Comment qualifierais-tu notre relation et ton rôle ?

C’est une question difficile 😊

J’ai encore du mal à dire « ma cliente » quand je parle de toi.
L’habitude me fait dire ma « patronne » dans la mesure où je travaille pour toi. Bien que je ne considère pas du tout notre relation de la sorte. Ni d’ailleurs de fournisseuse de service à cliente, tu me diras…

Je dirais plutôt que nous collaborons, mais que je me dois de m’adapter à ta façon de travailler et de fonctionner afin que cela te permette d’orienter ton activité dans la direction que tu souhaites.
Mon rôle est de te rendre du temps pour que tu puisses te consacrer à tes projets et de la sérénité : c’est-à-dire que tu saches que le travail sera fait.

✔️ Précisions de Céline :
Et je dois dire que je me sens complètement confiante dans le travail de Camille qui a su trouver sa place au-delà de ce qu’aurais pu espérer.
Même si nous nous partageons les tâches, pour moi aussi son rôle reste difficile à définir. D’ailleurs, je parle de « Camille avec qui je travaille ». J’ai « recruté » une assistante, mais elle est au final bien plus que ça !

Est-ce que tu avais imaginé que les choses tourneraient comme ça, que ton activité prendrait cette tournure-là ?

De nature plutôt prudente, j’imagine tous les scénarii pour me préparer à toutes les éventualités. Comme d’habitude, je n’avais pas envisagé ce cas-là, sans doute trop optimiste.

J’avais envisagé de passer mes premiers mois à prospecter, m’organiser, faire parler de moi...

J’avais imaginé que mes premiers clients seraient des relations, d’anciens collègues, d’anciens employeurs, ou encore des personnes dont j’étais la cliente : ma sage-femme, mon médecin, mon imprimeur… et que je diversifierai mes client.e.s par les amis d’amis.
Résultat : pour le premier c’est une connaissance de mon conjoint, pour la deuxième une personne que je n’ai même jamais rencontrée.

La vie nous réserve plein de surprises.

Quels sont les conseils que tu pourrais donner à ceuz qui veulent se lancer à leur compte comme secrétaire indépendant.e ?

Se lancer à son compte est souvent une belle aventure vers l’inconnu.
On découvre tous les jours de nouvelles choses et de nouveaux aspects de notre activité.

Il est important pour ceuz à qui cela fait peur (et je pense donc une majorité d’entre nous, c’est notre nature) de sécuriser tous les points en suspens.
En tout cas, moi, c’est comme cela que je fais. J’élimine les problèmes en trouvant les solutions.

Beaucoup de solutions se trouvent dans le réseau des secrétaires indépendantes : le forum, le blog Croquefeuille (je parle de ce que je connais).
D’autres, dans des sources comme les ministères qui nous donnent des points règlementaires à assurer.

Enfin, je dirais que le plus important est de se faire confiance et de connaître ses points forts, pour les mettre en avant, et ses points à améliorer, pour se former.
Mais là encore, je n’ai ni la science infuse ni l’expérience nécessaire pour donner des conseils.
Disons que je partage ce que je fais pour moi… 😊

Veux-tu ajouter quelque chose ?

J’ai déjà été bien longue. Je ne pense pas que beaucoup liront jusqu’au bout ce si long récit…
Mais je pense quand même à quelque chose à rajouter :

Comme c’est certainement la première et la dernière fois que je me sens comme une star qu’on interviewe : Je voudrais dire un grand merci à mon homme, qui me donne l’opportunité, la confiance et les conseils nécessaires à la poursuite de cette entreprise.

Ah si, moi, j’ai une dernière question : Pourquoi L’Intermaide ?

Un intermède, c’est un évènement qui interrompt le cours de quelque chose.
J’interviens dans le flot du quotidien, comme une parenthèse dans la vie d’une entreprise. J’ai envie de dire une parenthèse de sérénité. Je l’ai écrit "aide" pour que cela fasse penser à l’aide que j’apporte.
Comme le font souvent les gens qui créent leur entreprise, j’ai demandé ce qu’en pensait mon entourage. Ils m’ont dit que c’était tiré par les cheveux. Mais moi ça me parle... C’est l’essentiel !

Pour en savoir plus sur Camille et la contacter :

Rendez-vous sur le site internet de L’Intermaide :
http://lintermaide.com/

Sur sa page Facebook :
https://www.facebook.com/lintermaide/

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