Coronavirus-Covid19 : l’impact pour les secrétaires indépendantes
Publié le lundi 13 avril 2020 par Celine Lieffroy | 0 commentaires
Classé dans : Risques - Communication - Enquête - Difficultés -


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Comme beaucoup d’autres, l’activité des offices manager, assistantes et secrétaires freelancee a été impactée de plein fouet par la crise exceptionnelle qui nous est collectivement et mondialement arrivée.
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Quel a été plus précisément l’impact de cette crise sur nos activités exercées en freelance, souvent à distance, mais pas toujours ?
Quelles sont les activités qui ont été les plus impactées ?
Quelles sont celles qui s’en sortent le mieux ?

Les aides et mesures exceptionnelles prévues vont-elles suffire ?
Au-delà de ces aides, qu’est-ce qui pourrait aider les assistantes et secrétaires indépendantes à surmonter la crise ?

Comment voient-elles l’avenir et s’organisent-elles pour la suite ?


➡️ Pour répondre à ces questions, Lexiris.fr a lancé une courte enquête pour mieux comprendre la situation.

Je vous en propose une première synthèse, réalisée auprès des 101 premières réponses, récoltées entre le 24 mars et le 10 avril 2020, soit durant les 2ème, 3ème et 4ème semaines de confinement.

Celui-ci étant prolongé, je vous propose de continuer à y contribuer en cliquant ici :

Ce serait sympa de votre part 😉


📂 Au sommaire de cette (1re) synthèse :

📌 Qui sont les secrétaires freelances qui répondu à l’enquête ?

  • 33 sont lancées depuis moins de 2 ans, dont 16 viennent tout juste de le faire
  • 29 sont lancées depuis au moins 2 ans et depuis moins de 5 ans
  • 22 sont lancées depuis au moins 5 ans et depuis moins de 10 ans
  • 13 sont lancées depuis 10 ans et plus
  • 4 étaient sur le point de se lancer

Il me semble donc que ces résultats sont relativement représentatifs des différentes situations.

Sans surprise, ce sont surtout des secrétaires micro-entrepreneuses qui ont répondu à l’enquête.

  • 72 sont en micro-entreprise
  • 11 sont en entreprise individuelle (hors micro)
  • 6 sont en société (EURL ou SASU)
  • 6 sont en contrat CAPE
  • 1 est salariée en coopérative
  • 1 est salariée en portage

« Étant en contrat CAPE depuis début mars, je bénéficie d’un accompagnement de la part de ma coopérative. Nous continuons les journées d’intégration en visio pour garder le lien dans le groupe et ne pas nous démotiver. »

📌 Quels sont les impacts sur leurs activités d’asssistantes indépendantes ?

D’une manière générale, on peut noter des facteurs aggravants des difficultés rencontrées, notamment :

🔹 celles qui travaillent majoritairement sur site qui ont été forcément impactées par le confinement

🔹 celles qui travaillent pour les professions médicales, soit en permanence téléphonique, soit pour de la frappe sous audio
et en particulier pour des paramédicaux, comme les ostéo, dont les cabinets ont été fermés

🔹 celles qui travaillent pour des secteurs très impactés, comme l’événementiel ou le BTP dont les chantiers sont arrêtés

Celles qui s’en sortent le mieux :

🔸 travaillent plutôt à distance

🔸 pour des secteurs en pointe, peu impactés, voire en plein boom : agro-alimentaire, industries susceptibles de fabriquer des masques, du gel, ou pour la recherche…

🔸 les plus anciennes, qui font partie de l’équipe (pour ne pas dire « des meubles ») et qui assurent le back-office en télétravail, y compris quand la boite est fermée

🔸 celles dont les client.es avaient accumulé du retard et qui n’ont pas de problème de trésorerie (je pense notamment aux études d’huissiers qui continent de constater)…

🏷️ Pour celles installées depuis 10 ans et plus

Elles ont souvent l’avantage d’avoir des client.es fidèles et de la trésorerie, mais malgré tout, il faut encaisser le coup/coût !

« Sur le plan financier, le mois d’avril va être catastrophique si mes client.es professionnel.les de santé ne reprennent pas leur activité libérale.
Sur le plan psychologique, je vis cette crise sanitaire assez difficilement (ne plus avoir de relations sociales du fait du confinement...)
 »

« Faisant principalement de la permanence téléphonique, mon activité est pratiquement à l’arrêt, car les cabinets sont fermés ou restreints au maximum. »

« Exerçant dans une boutique physique depuis 3 ans, je suis fortement impactée, car j’ai été obligée de fermer. Du coup, je ne vois plus ma clientèle de particuliers. »

« Mes client.es sont à l’arrêt, donc illes ne me confient plus de missions. »

« Mon client principal est un médecin expert qui a dû se mettre à la disposition du CHU. Je n’ai plus aucun rapport à taper. L’activité de mon client pneumologue est très réduite. Il tape lui-même ses courriers. Un autre client CSE a annulé ses prochaines réunions ; ce sont des fichiers en moins. Tous mes “petit.es” client.es ont arrêté leur activité. J’ai bien travaillé la première quinzaine de mars, mais je crains pour avril et mai ! »

🏷️ Pour celles qui allaient ou viennent juste de se lancer

La situation est contrastée, en fonction de là où elles en étaient dans leur projet.
Certaines ne sont pas impactées, car elles avaient à peine commencé à se faire connaître.
D’autres ont été « cassées » dans leur décollage et sont très déçues de ces opportunités manquées.

Nombreuses sont celles qui touchent encore le chômage en complément.
C’est évidemment plus difficile pour les autres qui se retrouvent, du coup, sans aucuns revenus et sans tréso (6 d’entre elles).

« J’étais sur le point de faire mon lancement. Ce temps suspendu me permet finalement de revoir mes bases, de poursuivre mes auto-formations et de mettre en place une stratégie de communication. »

« Il est difficile de se faire connaître et de démarcher dans ce contexte particulier, au risque de nuire à notre propre image. ».

« J’aurais pu effectuer ma première mission en mars ou début avril. J’aurai adoré ; ça faisait partie de mes objectifs. »

« Je perds au minimum 2.100 euros sur des missions qui avaient été engagées sur le mois de mars et qui ont été annulées. »

« Mon premier client ne m’a pas réglé, cela m’impacte moralement. Je me demande si je vais continuer mon activité. »

🏷️ Entre les deux, pour celles qui sont installées depuis moins de 10 ans

Elles souffrent essentiellement de la baisse d’activité de leurs client.es, voire du confinement, pour celles qui travaillaient sur site.

« J’ai arrêté mes prestations de secrétariat, car je travaille dans les locaux de mes client.es. Ce n’est pas possible de faire ces tâches à distance. »

« Ma principale activité étant la transcription de colloques et de réunions IRP, et tout étant annulé, je n’ai quasiment plus d’activité. »

« En permanence téléphonique, il ne me reste plus qu’un médecin généraliste comme client, mais le nombre d’appels a énormément chuté. Le mois de mars va en prendre un coup, et avril risque d’être encore plus difficile. »

« Pour le moment, cela n’a pas d’impact réel sur mon activité, car ce qui était commencé doit être fini, mais clairement, je n’ai pas de visibilité pour la suite. »

« Heureusement, je travaille avec un agriculteur, ce qui va me permettre de ne pas cesser totalement mon activité. »

« Je travaille uniquement à distance désormais. J’ai la chance d’avoir de longues missions qui permettent une relation de confiance et de bien connaître mes missions. La deuxième semaine, j’ai perdu quelques heures, car mon client a suspendu notre collaboration. Il était déjà en difficultés financières. »

« Je dois travailler chez moi avec ma fille de 4 ans et mes jumelles de 8 mois, donc forcément au ralenti. »

📌 Les aides perçues ou à percevoir

34 perçoivent des allocations chômage, au moins partiellement
66 n’en perçoivent pas ou plus

Parmi celles qui n’en touchent pas, il y en a qui ont touché l’ARCE :

« J’ai choisi le dispositif ARCE. J’ai touché la moitié lors de mon lancement. Cela va “éponger” les dégâts de la crise, mais n’avait pas vocation à cela. »

Elles ne sont pas non plus toujours suffisantes pour en vivre :

« Mes droits au chômage sont faibles : moins de 700 euros/mois. Je vis seule, je paye mes factures courantes, pour le reste je vis sur mes dernières économies et sur mes récoltes du jardin de l’été dernier... »

Beaucoup qui touchent l’ARE s’inquiètent de la suite :

« J’ai la “chance” de percevoir l’ARE.
Mais la difficulté du travail de prospection en amont pour trouver des client.es, comme le manque de trésorerie durant ces semaines de confinement, aura certainement des impacts plus tard sur mon activité.
Si demain mon activité marche moins bien, lorsque je ne recevrai plus l’ARE, est-ce que je pourrai faire valoir que durant plusieurs semaines je n’ai pu travailler correctement, alors que j’aurais pu me constituer un pécule qui m’aurait aidée à subvenir à mes besoins dans ces moments de difficultés, s’ils se présentent ?
C’est ma crainte : qu’on me laisse dans la difficulté si un jour je suis dans le besoin
. »

Parmi les autres aides sont notamment citées l’AAH, l’ASS et la prime d’activité.
Je ne retiens pas les allocations familiales qui sont dédiées aux enfants.

La prime d’activité est citée 5 fois, y compris sous son ancien nom de « Prime pour l’emploi »

Enfin, certaines parlent d’activités complémentaires :

« Je vais me débrouiller pour me dégager des revenus, même si ce n’est pas avec mon activité de micro entreprise. Ça ne me gêne pas d’aller ramasser des fraises ou de faire de la manutention dans une usine pour pouvoir assurer l’aspect financier à la maison !  »

« J’ai trouvé le lundi avant le confinement un temps partiel. Je ne sais pas encore si je vais avoir un chômage partiel... »

« Je donne des cours pour Acadomia par visioconférence. »

« Je fais des remplacements en tant que salariée en CDD. »

🏷️ Les aides exceptionnelles pour faire face à la crise du Covid19 :

Les informations sur ces aides ont beaucoup évolué au cours des dernières semaines ce qui a pu également faire évoluer les réponses.

  • 25 pensaient demander l’aide du fonds de solidarité (dite aide de 1.500 euros)
  • 43 pensaient ne pas y avoir droit
  • 13 pensaient ne pas la demander
  • 17 ne savaient pas encore

En revanche, parmi les derniers retours, certaines l’avaient déjà demandé et perçue !

Pour en savoir plus, voir l’article sur les aides (article mis à jour) :

🏷️ Parmi les mesures qu’il faudrait prendre pour les aider sont citées :

✔️ Compenser le CA perdu > Aide 1500 euros ou chômage ou Prime d’activité

✔️ Ou « Une aide forfaitaire sans condition de ressources. »

« Revaloriser la prime d’activité et les aides au logement »

✔️ Suspendre les crédits perso en cours, et notamment immobiliers.
Plusieurs l’ont demandé et obtenu

✔️ Ainsi que le paiement des assurances et frais de tenue de compte :

« J’aimerais suspendre le paiement des assurances et prévoyances professionnelles. Je ne travaille pas, donc je n’ai aucun risque d’accident pro. Ma prévoyance ne prenant pas en charge la perte d’exploitation ni l’arrêt de travail pour garde d’enfants en cas de pandémie, elle ne me sert à rien. En revanche, elle me coûte très cher !
Idem pour les frais de tenue de compte, puisqu’il ne se passe plus rien, si ce n’est le prélèvement des assurances
… »

✔️ La mise en place « à destination des TPE et indépendant.es, un chéquier emploi administratif, pour nous permettre de les soulager sans poids supplémentaires pour elleux.  »

Mais également :

« J’aimerais que mon mari puisse stopper son travail pour que nous nous partagions la garde des enfants et que je puisse poursuivre mon activité ! »

« Il faudrait avoir une estimation de la durée de confinement, estimation réelle et non pas une estimation pour “faire plaisir”, ainsi qu’une idée de la procédure de déconfinement afin de pouvoir organiser le retour à la vie professionnelle. »

📌 Comment les secrétaires indépendantes voient-elles l’avenir ?

Contrairement à ce que je pensais en lançant cette enquête, je n’ai pas pu faire de corrélation entre la date de lancement et cette vision.
On ne peut pas dire que celles qui sont lancées depuis plus longtemps sont plus ou moins inquiètes, par exemple.

« Je pense que dans mon activité de retranscription, il va y avoir un gros rebond, et qu’il va donc falloir mettre les bouchées doubles à la sortie de crise. Ce que je n’aurai pas fait en mars, avril, voire mai, je devrais le faire plus tard. »

« Je connais évidemment une baisse de revenus, mais sans avoir de frais à engager. Ça reprendra “comme avant” une fois la crise passée. »

« Il est certain que le télétravail va se développer à vitesse grand V sur les prochains mois et que ce marché va être bouleversé. Il faut prendre cela comme une opportunité. »

« Avec la fermeture des écoles qui est envisagée, cela m’empêcherait de retourner travailler même en cas de déconfinement. »

« Lorsque mes client.es vont pouvoir redémarrer, illes auront toujours besoin de mes services, enfin je l’espère. »

« Je ne pense pas que la profession soit en danger. En effet, il me semble que dans un contexte d’incertitude, la flexibilité de nos services pourrait rassurer les dirigeant.es qui ne seront peut-être pas dans l’idée d’embaucher. »

« Au sortir de la crise, je ne suis pas certaine que les prestations de travaux administratifs seront une priorité pour les entrepreneur.es des petites structures. Illes vont peut-être plus penser aux économies à réaliser. »

« Mes client.es me considèrent comme un élément fondamental à leur structure. La preuve en est, puisque je travaille (à distance) alors que leurs salarié.es sont à l’arrêt. »

« Je travaille principalement avec des professions libérales dont l’activité reprendra obligatoirement après cette crise. Donc, illes auront à nouveau besoin de moi. Je prends régulièrement de leurs nouvelles. Je suis confiante. »

« Mes client.es n’auront plus de trésorerie pour me missionner ! »

« J’ai pour le moment beaucoup de mal à me projeter. Je pense que cette crise va faire plonger l’économie et que certaines entreprises ne s’en relèveront pas. »

📌 Ce qu’elles font pour préparer la suite :

✔️ Beaucoup profitent de ce temps de confinement pour se mettre au carré, ranger, se mettre à jour dans leur administratif et leur comptabilité.

« Je peaufine mon organisation, range mon bureau… »

✔️ D’autant que la prospection reste compliquée 😕

« Je prospecte pour proposer du travail à distance, mais sans grand succès... »

« La prospection est pour moi très compliquée, car je ne veux pas donner l’impression de profiter de la situation. »

✔️ Même s’il y en a pour qui ça marche 😀

« Je prospecte pour ma micro, pour maintenant et pour après. Et ça marche, même si c’est faiblement. Je ne serai pas à 0 euro en chiffre d’affaires fin avril. »

✔️ Quitte à adapter son offre :

« Actuellement, je propose mes services dans le montage des dossiers de chômage partiel. »

✔️ Ou à chercher des missions dans d’autres domaines :

« Je me suis résolue à prendre de courtes missions dans d’autres domaines : deux jours de tri de déchets, en début de semaine, et là, je viens de négocier 3 semaines d’emballage de pommes à temps partiel. C’est un compromis pour conserver la micro, et compléter le chiffre d’affaires. »

✔️ Ou (re)chercher un emploi salarié :

« J’ai aussi remis mon CV à jour, ainsi que mon profil LinkedIn. Je suis les grosses entreprises du coin (aéronautiques). J’ai indiqué que j’étais à l’écoute d’opportunités. Je regarde les offres d’emploi sur la région en tentant de privilégier la proximité. »

✔️ Un des objectifs affichés est aussi de ne pas perdre le lien et « ne pas se laisser oublier », notamment en postant sur les réseaux sociaux.

« Je prends régulièrement des nouvelles de mes client.es, mais uniquement pour leur demander comment illes vont, sans proposer mes services. »

« Je garde un lien étroit avec mes client.es, ainsi qu’avec leurs patient.es en leur proposant de les rappeler dès la fin du confinement. »

« J’assiste à des vidéo-conférences dans les différents clubs d’affaires dont je fais partie. »

« Avec quelques secrétaires indépendantes de mon secteur, nous avons l’idée de créer un partenariat pour une opération de communication “sortie de confinement”. »

✔️ Elles réfléchissent à leur stratégie de sortie de crise, travaillent sur leur site internet, testent des outils et se forment en ligne (Moocs divers et variés, certification Voltaire) :

« Je travaille sur mon image de marque, ma communication, mon site internet. »

« J’ai préparé quelques mails personnalisés que j’enverrai aux entreprises locales dès annonce de la fin du confinement, avant même de pouvoir me déplacer. »

« Je vais profiter de ce passage pour mettre en place une campagne de pub et revoir un peu mon référencement. »

« Cette crise changera les choses c’est sûr, il faudra réfléchir à notre business autrement. »

✔️ D’autant qu’il y en a qui envisagent une reconversion  :

« Je m’implique dans le développement d’une nouvelle activité (plus lucrative). »

« Je ne rejette pas l’idée d’une reconversion, car j’ai parfois le sentiment de ne pas être totalement épanouie dans l’assistanat de direction. Je pense qu’un métier plus manuel me ferait du bien ! »

Certaines se préparent à travailler plus après, même « les jours fériés » et à « réduire les congés ».

✔️ D’autres en profitent !

« Il fait beau, alors je fais le plein de vitamine D dans mon jardin ;-) »

✔️ Et bien sûr, il faut aussi s’occuper des enfants 👼

« En ce moment, je suis plus prof à domicile que secrétaire indépendante.
Mon fils de 13 ans s’est un peu trop laissé aller la première semaine, du coup je suis sur son dos une grosse partie de la journée..
. »

« Maman de 2 enfants, j’avoue être débordée avec l’école à la maison. Difficile pour moi d’essayer de préparer et mettre en place une offre spéciale crise. »


📣 Et vous, comment envisagez-vous la suite ?
Dites-nous tout en commentaire, ou encore mieux répondez à l’enquête pour mieux comprendre l’impact de la crise sur nos activités d’assistantes et secrétaires freelances.


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